Introduction au débat autour du film « LUMUMBA »

Introduction au débat autour du film « LUMUMBA »(par Acheikh Ibn-Oumar, Journées de réflexions africaines du CDACE, Strasbourg sept.2010)

Etats-Unis. Les années 30 et 40. La catastrophe économique du siècle. « La Grande dépression ». La non moins grande politique de redressement (new deal) du président Roosevelt. « La parenthèse de sang » de la guerre.

Cette période cruciale pour les Américains, et aussi pour toute l’humanité, nous ne l’avons pas seulement apprise, mais nous l’avons pleinement vécue. Comment ? C’est que ces bouleversements avec leurs cohortes de drames collectifs et individuels, ont produit des cinéastes comme Frank Capra et des romanciers comme John Steinbeck, dont les œuvres ne sont pas seulement une représentation de la réalité, mais la réalité elle-même ; non pas un écho du tumulte de l’histoire en mouvement, mais le mouvement historique lui-même. De même, la grandeur de Zola, Balzac, ou Flaubert, ce n’est pas leur maîtrise de la langue ou la richesse de leur imagination narrative, mais plutôt cette magie indéfinissable qui nous arrache de notre monde pour nous plonger entièrement dans les mutations sociales, ou les émois existentiels d’une jeune femme de la petite bourgeoisie provinciale, dans  la France du 19ème siècle.

Mais en Afrique, où sont les romans et les films qui font revivre les cités illustres de Méroé, Ifé, Mbanza-Congo ? Les bâtisseurs d’empire comme Soundiata Keïta, Idriss Alaoma ? Les bouleversements socio-historiques  comme la grande migration bantoue ou, plus près de nous, la grande sécheresse de 1973 au Sahel ? Les résistants à la conquête coloniale comme Béhanzin, Lat Dior Diop, Doudmourrah ? Les figures prophétiques du panafricanisme comme Nkrumah, Um Nyobé, Sankara, etc. ?

Où sont les œuvres qui réussissent cette fusion du local et de l’universel qui est la clé de l’éternité ? Il en existe, certes, mais ce sont de très rares exceptions, parfois méconnues d’ailleurs. Je n’en parle pas ce soir car j’ai cru comprendre que le bureau de la CDACE compte organiser, à l’avenir, une conférence consacrée aux écrivains  et cinéastes africains.

Parmi ces exceptions, le film que nous venons de voir ce soir : « Lumumba ».

Limitant le récit aux quelques mois ayant marqué l’accession de Lumumba au poste de Premier ministre du Congo jusqu’à son assassinat (fin 1959-début 61), le film ne prétend pas nous présenter une histoire du Congo, ni même une biographie complète de Lumumba ; cependant il nous restitue un tournant décisif où le destin du Congo et de l’Afrique a basculé, à travers la geste tragique d’un dirigeant visionnaire et héroïque.

Le réalisateur a accompli un travail magnifique qu’il convient de saluer.lumumba,Film1

Raoul Pecq a réussi à restituer l’atmosphère sociale et politique, le contexte historique, les calculs géopolitiques des puissances, l’engrenage redoutable des évènements, les psychismes des principaux acteurs… avec une précision technique et une intensité dramatique dignes des plus grands cinéastes. Il nous donne à voir un documentaire fidèle, qui est en même temps un thriller haletant et une pièce d’art d’un grand esthétisme.

Celui qui a lu des livres couvrant cette période, ne peut qu’être impressionné par la reproduction minutieuse des lieux, des dialogues, etc. à l’exemple de l’émouvante prestation de l’orchestre de Joseph Kabassélé (Grand Kallé et l’African Jazz : « Indépendance cha cha, tozu wi yé ! »).

Il faut dire que les acteurs, non seulement sont très ressemblants et très crédibles psychologiquement, mais aussi, ils se fondent complètement dans leurs personnages.

L’acteur principal, Eriq Ebouanney, campe un Lumumba grandeur nature, d’une vérité et d’une intensité inoubliables. Les autres acteurs sont aussi à la hauteur : Maka Kotto (dans le rôle de Joseph Kasa-Vubu), Alex Descas (Joseph-Désiré Mobutu), Rudi Delhem (le général belge Janssens), Mariam Kaba (Pauline Lumumba), Dieudonné Kabongo (dans le rôle du sinistre Godefroi Munongo, ministre de l’Intérieur du gouvernement sécessionniste katangais de Moïse Tshombé), etc.

Le réalisateur Raoul Pecq est d’origine haïtienne et on peut comprendre qu’il n’eût pas beaucoup de mal à s’imprégner de la réalité d’un pays africain ; mais il avait un atout supplémentaire : il avait vécu au Congo, en pleine tourmente.

Il y était arrivé, à l’âge de sept ans, en 1961. Son père faisait partie des cadres de la diaspora auxquels la jeune république indépendante avait fait appel pour remplacer progressivement les fonctionnaires belges. C’est-à-dire que Raoul Pecq n’a pas reconstitué le cadre et l’ambiance de Léopoldville à partir des seuls documents d’archives ou de témoignages enregistrés, mais aussi à partir de ses propres souvenirs et photos de famille.

J’ai dit que le propos du film était très limité dans le temps (les quelques mois du tournant de l’indépendance) et dans son optique (la parcours de Lumumba) ; aussi, pour lancer la discussion de ce soir, il faut le compléter par un rapide aperçu de l’histoire coloniale du Congo, une présentation des autres acteurs (y compris Lumumba lui-même dans la mesure où la période de sa vie précédant son irruption sur la scène politique a été passée sous silence).

A part ces compléments historiques et biographiques, il serait utile d’esquisser un débat de fond pour analyser et apprécier les différentes situations et prises de positions. Il convient de noter ici que le réalisateur Raoul Pecq, tout en donnant la pleine mesure de la grandeur et de l’héroïsme de Lumumba, n’a pas caché les erreurs de ce dernier dans certains de ses choix ni les défauts de son caractère.

Afin de  pouvoir discuter de tous ces points, donc, je me contenterai, dans cette introduction, de faire quelques brefs commentaires introductifs.

Sur la vie de Lumumba :

De son vrai nom Elias Okit’Asombo, il est né en 1925 dans le nord de la province du Kasaï.

Très tôt, il se fit remarquer pas son esprit de contestation et de refus de l’attitude humiliante des autorités coloniales. Il fut renvoyé de plusieurs écoles pour indiscipline et incitation à la rébellion. Mais cette irrégularité scolaire était en même temps accompagnée d’une grande boulimie de lecture et une hyperactivité militante dans diverses associations sportives, culturelles et syndicales, qui en firent un autodidacte très cultivé et un orateur charismatique. Son logeur à Stanleyville, où il se rendit à 19 ans pour son premier emploi, raconte : «Chaque soir, Patrice rentrait à la maison avec des feuillets remplis de son écriture et expliquait : ‘Ce sont des extraits d’ouvrages. Un jour il me seront utiles’ »

Après avoir obtenu tant bien que mal son certificat d’études primaires, et réussit le concours d’entrée à la fonction publique, il se rendit, en 1954, à la capitale Léopoldville pour chercher du travail, en apparence, mais en réalité pour participer à la vie politique balbutiante de son pays. Embauché comme agent publicitaire par une brasserie locale, il mettait à profit ses tournées commerciales pour haranguer les foules et les sensibiliser à l’unité nationale et à la liberté, repérant les plus conscientisés parmi les « évolués » pour les entraîner dans son projet de formation de parti nationaliste.

Il créa le Mouvement National Congolais (MNC), en 1958, qui devint rapidement la force politique principale du pays.

Au cours de sa deuxième arrestation, en octobre 1959, l’administration coloniale fut obligée de le laisser partir à Bruxelles, pour participer à la Table ronde sur les modalités de l’indépendance du pays de février 1960, qui ne pouvait pas se tenir en l’absence de celui qui était déjà devenu pour la rue congolaise, le vrai leader du peuple.

Le deuxième élément que je voudrais avancer, c’est la spécificité du Congo dit belge.

L’indépendance de ce pays fut, avec l’Algérie, la plus dramatique et la plus sanglante de l’Afrique.

Ce n’était pas un hasard.

On sait pour l’Algérie, qu’à la différence des autres territoires français d’Afrique, ce pays était une colonie de peuplement et avait vocation à devenir un département français, avec un système proche de l’apartheid.

De même, le Congo présentait un certain nombre de particularités.

Première particularité du Congo : Excusez-moi s’il y a des amis Belges dans la salle, c’est que le colonialisme belge fut, à mon avis, le plus bête des colonialismes.

Entre 1885 (Conférence de Berlin) et 1916, le Congo n’était pas une colonie de l’État belge, mais une propriété privée du roi Léopold II, auquel les compagnies versaient directement l’argent pour obtenir les concessions d’exploitation.

Quand l’Etat belge pris officiellement possession du territoire, il instaura un système administratif très archaïque : il refusa systématiquement la formation de cadres locaux, ne serait-ce que des auxiliaires de l’administration (contrairement aux colonies françaises, où il y avait une politique de l’occupation progressive des échelons inférieurs et intermédiaires par des cadres africains).

Lumumba et Mobutu

Lumumba et Mobutu

Quand vint l’indépendance, il n’y avait pas de Congolais pour faire marcher un embryon d’administration. Les Congolais n’avaient été autorisés à accéder à l’enseignement secondaire qu’en 1953, avec une vingtaine d’élèves admis, en classe de sixième, pour la première fois. Au moment de l’indépendance, il y avait en tout et pour tout neuf universitaires, pour un pays 30 fois plus grand que la Belgique. La future Armée Nationale Congolaise (ANC), qu’on appelait « La Force publique », était, même après l’indépendance, entièrement dirigée par les officiers et sous-officiers belges. Les rares africains promus ne pouvaient dépasser le grade de sergent.

La deuxième particularité du Congo, c’est la toute-puissance de la compagnie belge « l’Union minière du Haut Katanga » qui représentait à elle-seule 70% de l’économie du pays.

Troisième particularité, c’est ce que les Congolais appelaient « le provincialisme »: les leaders politiques qui avaient émergé, se posaient ouvertement en chefs d’ethnie et de région, les dénominations de leurs organisations reflétaient crûment cette réalité : l’ABAKO (Alliance  des Bakongos) de Kasa-Vubu (Premier chef d’Etat), la CONAKAT (Confédération des associations tribales du Katanga) de  Moïse Tshombé  et Godefroi Munongo, BALUBAKAT (Parti des Balubas), etc.

Ces chefs politiques régionalistes, afin de garder leurs fiefs, voulaient soit un système fédéral pour les plus modérés, soit carrément la sécession. Le MNC de Lumumba, avec quelques petits partis alliés qui formaient ce qu’on appelait « le courant nationaliste », était le seul qui s’efforçait de mobiliser sur une base nationale et panafricaniste et préconisait un État unitaire.

Ces ingrédients allaient provoquer la crise car, contrairement à toute attente, le parti de Lumumba, avec ses thèses nationalistes et anti-impérialistes jugées irréalistes, était arrivé en tête aux élections préparatoires à l’indépendance (30 juin 1960), suivi par l’ABAKO de Kasa-Vubu qui avait raflé les sièges de la région de la capitale.

Mais le MNC et ses alliés n’avaient pas obtenu la majorité absolue. Un partage du pouvoir s’imposait : après bien de tractations, Kasa-Vubu fut désigné Président de la République et Lumumba Premier ministre, donnant naissance à un dangereux dualisme au sommet de l’Etat, dans une situation très compliquée et très tendue où il fallait prendre des mesures rapides et volontaristes dans tous les domaines.

Tschombé-1

Moïse Tschombé

La victoire électorale de Lumumba était inacceptable pour tous les acteurs.

D’abord, les chefs politiques congolais digéraient mal de voir un dernier venu, issu d’un petit groupe ethnique (les Tetela), les éclipser auprès de la population. En plus, son projet d’un État unitaire était un danger mortel pour leurs leaderships basés sur les régions et les ethnies.

L’Union minière du Haut-Katanga et les entreprises belges en général qui monopolisaient tous les secteurs, étaient effrayées par ses intentions de « congolisation » de l’économie.

Pour l’administration coloniale, « l’indépendance » signifiait : un gouvernement et un parlement autochtones, certes, mais aussi le maintien intact du contrôle directe de l’armée et de l’administration à travers les directeurs de service, les commissaires de police, les juges, les receveurs des PTT, bref tous les hauts et moyens fonctionnaires qui devaient rester belges pendant plusieurs années.

Les Américains et leurs alliés de l’OTAN voyaient en Lumumba un cheval de Troie communiste.

Notez qu’une des premières scènes du film montre le retour de Lumumba à Léopoldville, en 1958, après avoir participé à une conférence panafricaine organisée par le jeune Ghana indépendant de Kwamé Nkrumah.

La nouvelle armée congolaise était excitée par ses officiers belges qui refusaient toute évolution de la situation humiliante qui prévalait sous la colonisation, en propageant l’idée que l’indépendance c’était « bon pour les politiciens » et que les soldats ne devraient pas compter sur eux  pour l’amélioration de leur sort. Les premières mutineries éclatèrent quatre jours après la formation du gouvernement.

Tschombé et Munongo, avaient pratiquement fermé le Katanga aux autorités centrales et aux autres partis, et avaient commencé une sanglante chasse à l’homme. Finalement, ils déclarèrent ouvertement la sécession du Katanga, suivie par celle du Sud-Kasaï.

Face à cette terrible conjonction d’hostilités et de rancœurs, Lumumba était isolé, mais il avait continué à affirmer ses positions et sa foi à un sursaut unitaire et libérateur des Congolais, en se basant uniquement sur sa confiance en la justesse de sa mission et sur sa capacité à persuader les Congolais de dépasser leurs divisions.

Avec l’amplification des désordres, la pression des ambassadeurs belge et américain, et les décisions radicales de Lumumba, le président Joseph Kasa-Vubu décida de le destituer de son poste de Premier ministre, en même que les autres ministres nationalistes, en septembre 1960.

Lumumba répliqua en faisant révoquer Kasa-Vubu par le parlement où son courant était majoritaire.

Crises parlementaires, mutineries militaires, soulèvements sécessionnistes, répressions maladroites de la jeune armée, manipulations des puissances extérieures, absence d’une administration nationale…bref, le chaos s’installa.

La Belgique fit intervenir les paras pour « protéger ses ressortissants ». L’ONU décida d’envoyer des casques bleus. Au cours d’une mission vers le Katanga, le Secrétaire général de l’ONU, le Suédois Dag Hammarskjöld, trouva la mort dans la chute de son avion, au dessus de la Zambie.

A l’instigation des Américains qui cherchaient à éliminer Lumumba mais aussi à supplanter la Belgique dans l’exploitation du Congo, le tout nouveau colonel Mobutu, qui était un lumumbiste au départ, opéra son premier coup d’État, en septembre 1960: une « révolution pacifique », pour « rétablir l’ordre ».

Sur le point d’être arrêté, Lumumba et quelques fidèles, décidèrent de quitter Léopoldville, pour aller à Stanleyville (actuelle Kisangani) où ses partisans maîtrisaient la situation. Ils furent interceptés en cours de route, le 2 décembre 1960, par les éléments de Mobutu, appuyés par les forces belges qui le livrèrent au tandem sécessionniste katangais Tshombé/Munongo.

Le 17 janvier 1961, après plusieurs semaines de tortures, Patrice Lumumba et ses deux compagnons Maurice Mpolo et Joseph Okito, furent fusillés, en pleine brousse, par des soldats tshombistes commandés par des officiers belges.

Les corps furent ensuite découpés en morceaux par des agents secrets belges et plongés dans des cuves remplies d’acide afin de les faire disparaitre. Dans une lettre pathétique qu’il avait pu écrire à sa femme, quand il avait compris qu’on allait l’exécuter dans la savane afin qu’il n’eût pas de tombe pouvant servir de lieu de recueillement, Lumumba eut ses mots : « même mort, je leur faisais encore peur ».

Plusieurs de ses partisans seront exécutés dans les jours qui allaient suivre, à travers tout le Congo, avec la participation de militaires et mercenaires belges engagés par Tshombé grâce au financement de l’Union minière du Haut-Katanga.

La nouvelle de l’assassinat de Lumumba déclencha un tonnerre de protestations  et de manifestations dans le monde entier et des débats houleux à l’ONU.

Au Congo même, le peuple ne resta pas les bras croisés. Des paysans prirent spontanément les armes et formèrent des maquis dirigés par les rescapés du MNC comme Pierre Mulélé et Gaston Soumialot, rejoints par de jeunes intellectuels nationalistes dont un certain….Laurent-Désiré Kabila !

Ces maquis,  reçurent la visite de Che Guevara. Sans soutien, sans expérience, et sans réelle coordination, les maquisards lumumbistes réussirent à tenir jusqu’en 1965-66, occupant parfois 70 % du territoire congolais, avant d’être écrasés  (sans totalement disparaitre) par l’armée de Mobutu, fortement appuyée par les Américains.

Devenue une véritable icône nationale et africaine, la figure de Lumumba fut plus tard, habilement récupérée par Mobutu, qui rejeta la responsabilité de sa mort sur les Belges et Moïse Tshombé, le déclara héros national et multiplia les monuments et les cérémonies commémoratives grandioses en son honneur. Pendant des années, le combat de Lumumba (et Nkrumah) furent une référence et une source d’inspiration non pas seulement pour les forces politiques congolaises (et ghanéennes) mais partout en Afrique, en tant que symboles de la dignité et de l’unité africaines.

Ce qui montre une fois de plus, qu’on peut assassiner les porteurs d’idées, mais on ne peut pas tuer leurs idées.

Ce qu’on appelait à l’époque « la crise congolaise » a donné lieu à très une abondante littérature, sans parler de la crise transfrontalière actuelle dite de « la région des grands lacs ».

A ceux qui aimeraient  se documenter sur la biographie de Lumumba, je recommande l’ouvrage de Jean-Claude Willame, intitulé «Patrice Lumumba, la crise congolaise revisitée » (éditions Karthala), et un recueil des écrits de Lumumba intitulé « La pensée politique de Lumumba », par J. Van Lierde (Editions Présence africaine).

Avant d’ouvrir le débat, il me reste à remercier chaleureusement, le bureau de la Coordination de la Diaspora d’Afrique Centrale en Europe (CDACE), d’abord pour avoir pris l’initiative de ces journées de réflexion de Strasbourg sur le cinquantenaire des indépendances africaines, et aussi pour m’avoir invité, en même temps que le professeur Etienne Modou Yatt,  afin d’animer la projection-débat de ce soir, autour du film « Lumumba », ainsi qu’à la table-ronde de demain sur la problématique des « Etats-Unis d’Afrique ».

Je vous remercie.

(Acheikh Ibn-Oumar: Exposé introductif au débat sur le film « Lumumba » dans le cadre des journées africaines de réflexion sur le cinquantenaire des indépendances, organisées par le Conseil de la Diaspora d’Afrique Centrale en Europe -CDACE- Strasbourg, 2

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